QUI SOMMES NOUS ?
Le collectif l’École d’été est porté et pensé par 4 artistes : Natacha Jouot, Lucas Leclercq, Margaux Lourdin et Sarah Laaroussi.
Nos pratiques particulièrement sensibles au commun, au lien social, et au faire ensemble se sont retrouvées à travers la France.
nous envisageons la création comme un outil d'exploration, de transmission et de rassemblement pour questionner par le biais d’une pratique collective les enjeux contemporains.
Nous pensons L’École d’Été comme un laboratoire d’expérimentations artistiques et sociales pour expérimenter de nouvelles formes d'arts et de vivre-ensemble.
Nous utilisons les possibles de l’art dans ce qu’il a de fédérateur
Pronant l'ouverture à l'autre, Notre méthodologie s'inscrit dans le temps long et repose sur la co-création et la valorisation des savoirs-faire individuels et les pratiques du commun.
Même s'il navigue entre plusieurs territoires, Depuis sa création le projet est intimement lié à celui de la commune d'agonac (Dordogne) qui a permis de donner une autre portée à nos recherches, et nous permet de partager nos questionnements avec des habitant.e.s non formé.e.s à l'art.
Chaque nouveau projet est l'occasion de rencontres mais aussi d'invitations adressées à des artistes aux positionnements proches ou à d’autres personnalités dont les champs de recherches nous semblent pouvoir apporter une nouvelle lecture à cette démarche.
il sera aussi question de transmissions intergénérationnelles, de réflexions communes, d'apprentissages situés et de co-conception.
HISTORIQUE
L’École d’été est un événement inattendu, ayant vu le jour en 2018.
Mais pour en saisir l’apparition, revenons encore trois ans auparavant.
Au creux de la région Nouvelle-Aquitaine, un village de Dordogne de moins de 400 habitant·es, La Chapelle‑Faucher, lance un appel aux institutions ; les commerces s’effilochent, les espaces communs disparaissent, il faut agir, maintenir intacts la vie et le mouvement.
Parmi les institutions interpellées, des institutions culturelles. Une intuition, un questionnement : que peut l’art dans ce genre de circonstances ?
Une association se forme, Traverses et Inattendus *, un groupe de pilotage prend le projet en mains ; trois ans de financement permettent de lancer une expérimentation dans le village. Un camp se monte chaque été sur un terrain mis à disposition par un habitant. S’y retrouvent artistes, architectes, danseur·euses, théoricien·nes, professeur·es et étudiant·es en école d’art. Tous·tes se demandent collégialement comment habiter, ici, ensemble, de façon temporaire, mais aussi plus pérenne.
Comment ces espace-temps peuvent-ils devenir des ressources où piocher les outils nécessaires à la formulation d’initiatives communes ? Initiatives qui seront développées dans un second temps par celles et ceux qui habitent le territoire à l’année.
Comment, en venant de l’extérieur, est-il possible d’accompagner l’ouverture de tels espaces ?
Nous avons eu la chance d’être invité·es, Lucas Leclercq et moi-même, à participer à cette première initiative.
Une fois les trois ans écoulés, l’inattendu se produit : une carte blanche. Il nous est proposé de monter une association indépendante, récupérer le reste de fonds de Traverses et Inattendus et continuer à créer, à notre manière, une nouvelle initiative.
Cette expérience partagée avec d’autres a été fondamentale.
nous nous étendrons pas ici sur ce que certain·es nommeraient réussite ou échec. Comme tout projet qui trouve sa forme au gré des expérimentations, il a connu des résistances, et de forts moments de grâce. Les uns comme les autres furent pour nous autant de lanternes illuminant des chemins de réflexions. Il nous a permis de savoir par le corps, l’observation, l’émotionnel, la mise en action, ce qui nous importait de prolonger et, au contraire, ce que nous souhaitions reformuler.
L’École d’été est née et doucement, nous dérivons jusqu’au village Agonac sur l’initiative d’une habitante, Jeanine Daguet, aujourd’hui marraine du projet.
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extrait de : Faire émerger des îles.
L’École d’été, un projet de recherche-création
pensé comme l’affleurement d’une utopie concrète,
Natacha Jouot, Babel, 46 | 2022, 67-86
les porteur.euses du projet

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SASHA Jouot
Natacha, alias sasha, est à l'initiative de l’École d’été. iEl a su rassembler autour de lui un groupe solide : artistes, habitants, universités, chercheurs. iEl est particulièrement attentiF.ve aux pratiques du « care » et a su poser les balises pour un projet bienveillant et dynamique.
iEl aime envisager l’art comme un prétexte pour toquer aux portes, demander des histoires. L’attention, la présence , deux notions qui relient ses deux champs professionnels ; la pratique de la performance d’un côté, l’enseignement du yoga de l’autre.
IEl est engagé.E depuis 2 ans dans une thèse avec le laboratoire Babel dans la région de AIx Marseille.


lucas leclerq
Né en 1997 à Paris et ayant grandi à Bordeaux dans une famille d’artistes et d’artisans qui l’initie très tôt à la pratique artistique, Lucas Leclerq est conscient de bénéficier d’un bagage culturel très avantageux malgré des périodes de précarité due à la situation de ses parents.
Sensibilisé dès l’enfance aux limites et aux injustices qui existent entre les classes sociales, ses oeuvres questionnent la notion d’espace intime et social, les inégalités sociales, les jeux de rôle et la réussite..
Il est lui aussi à l'initiative du projet de l'école d'été.


margaux lourdin
Margaux a longtemps travaillé autour de la banlieue, comme espace urbain, architectural mais également en tant qu’espace habité. Elle s’est intéressée au différents lieux d’enfermements. Pour dépasser l’aspect sinistre et stéréotypé qu’induisent ces espaces dans nos représentations mentales collectives, elle s’est attachée aux expériences vécues, à l’habité, à la mémoires de ces lieux par ses habitants.
Joyeuse, enthousiaste et très ouverte à l’autre, elle est impliquée dans des collectifs féministes à Marseille, et à l'initiative du projet Les déplieuzes. elle a aussi développé de nombreuses compétences techniques (vidéo, photo, radio) au cours de son parcours.
Elle a rejoint le projet de l'école d'été en 2021


sarah laaroussi
née en 1994 dans les pyrénées, d'origines Franco-marocaine, Sarah se demande depuis ce que veut dire être humain, et tente de trouver la réponse à cette question par tous les moyens...
Oscillant entre peine et joie, Elle tente de rassembler les pièces d’un puzzle disséminé.
à travers des installations participatives, des actions performatives, ou une production plastique avec son binome matteo Magnant, elle remonte l’histoire de l’humanité pour trouver les formes, les pratiques, les histoires et les gestes qui nous ont forgé en tant qu’humains.
Elle a rejoint le projet de l'école d'été en 2021
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